Meilleur
interprète de la gwerz,
«voix d’or» de la musique
bretonne, l’une des plus
belles voix de France,
Yann-Fañch Kemener,
fils d’ouvrier agricole venu au chant
breton par les berceuses maternelles, fait
depuis quelques années une quasi
unanimité dans le monde de la musique
et du chant.
Avec quelques rares passionnés ou
érudits,Yann-Fañch
Kemener, dès les années
soixante-dix, collecte chants et contes
auprès des anciens, véritables
passeurs d’une culture alors menacée
de disparition, d’oubli.
Parallèlement initié, oralement
et a capella, aux techniques vocales des
chanteurs de fest-noz,
Yann-Fañch parcourt villes et campagnes
de Bretagne, à la
faveur de la renaissance des musiques «trads»
et folk.
Il réalise dès lors ses premiers
enregistrements discographiques : des comptines
pour enfants, du kan ha diskan
(chants à deux voix), des gwerz
(récits épiques), des soniou
(chants de circonstances). Une vingtaine
de titres depuis 1975.
Déjà meneur de gwerzioù,
le chanteur forme, à l’âge
de la maturité, un duo avec le pianiste
forgé au classique et au jazz Didier
Squiban. Les deux artistes enchaînent
les concerts et les succès avec notamment
Enez Eusa (Diapason d’Or
– 1996) et Ile-Exil
(ffff Télérama).
Toujours pour chanter le terroir, les îles
et les légendes bretonnes,
il participe au disque «L’Héritage
des Celtes» (Dan
Ar Bras – Disque d’Or
– Grand prix de l’Eurovision).
En 2000, Yann-Fañch Kemener
engage une collaboration fructueuse avec
le violoncelliste classique de l’Ensemble
Stradivaria Aldo Ripoche. Elle
a donné naissance à un premier
disque «L’Heure Bleue - An eur
glaz» qui associe, pour la première
fois, à une voix bretonne un instrument
du répertoire classique.